© 2020 par C. Dufour 

Biographie

Le temps passa et je me suis impliqué dans le sport de combat car mon père m'y obligea. Plus je grandissais et plus je sentais la vie difficile en Géorgie.
Je n’avais pas pu poursuivre mes études comme je le souhaitais et je ne voyais plus d’avenir dans mon pays.

À mes 22 ans j'ai pris la décision de partir pour l'Italie en pensant retrouver ma mère qui y était déjà installée. C’est finalement en faisant escale à Paris que j'ai eu une sensation étrange. J'ai eu envie d'y rester et de tenter ma chance en France. 
En 1 an je me suis installé à Tours, j'ai appris le français et j'ai pu commencer un travail dans le bâtiment. 
 

J'ai ensuite déménagé à Paris et six années plus où moins difficiles sont passées... 

C'est en 2015, à force de contempler les galeries d'art et d'échanger avec des galeristes que je me suis remis à la sculpture.

Je me rappelle être sorti du BHV avec 5 kilos d'argile et un petit kit d'outillage pour sculpteur.

J'ai immédiatement eu à l'esprit de sculpter un lion. Je me suis mis à regarder des photos de lion en 360°. Très vite je me suis rendu compte que j'avais un regard très précis sur les détails: les formes, les muscles, l'anatomie... Je savais aussi que je n'arriverai pas à reproduire ce que je voyais car je n'avais aucune maîtrise de la technique.

J'ai sculpté des heures, des journées, voir des semaines sur mes premières sculptures. Avec beaucoup de travail et de réflexion j'ai réussi à obtenir le résultat que je voulais. 

Je m'étonnais moi-même de voir ce que je pouvais faire avec mes mains, je sentais que je n'étais pas tout seul, qu'une force me propulsait. 

Avec le temps, grâce à la pratique j'ai toujours eu l'envie d'aller plus loin, de faire plus beau avec toujours plus de précision. Je ne pouvais plus me passer de la sculpture. 

J'ai commencé à vendre mes premières sculptures en argile. Quelques mois plus tard je me suis rendu compte que j'avais perdu la trace de mes premières œuvres. C'est alors que je me suis mis à faire des recherches sur les techniques de moulage.
J'ai donc appris le moulage grâce à l'observation, la réflexion,  la persévérance et en ayant beaucoup de rigueur dans mon travail. L'apprentissage des techniques de moulage m'a permis de reproduire et de conserver les pièces originales de mes sculptures. 

Je sculptais dès que je le pouvais après ma journée de travail. Je n’avais malheureusement pas de place dans mon appartement et je m’étais installé sur le palier.

Aperçu de mes premières œuvres

Quelques mois plus tard, j’ai arrêté mon travail alimentaire, et je me suis installé dans un studio mais j’ai rapidement été confronté au même problème: un manque considérable de place. Après un an de pratique difficile, ma compagne et moi, avons décidé de déménager pour que je puisse avoir mon propre espace. J’en rêvais ! Mon propre atelier. Cet espace indispensable pour n’importe quel artiste. Pour pouvoir imaginer, créer, dessiner, expérimenter,  modeler, sculpter, mouler, tout détruire et tout reconstruire. J’avais enfin une chambre faisant office d’atelier où de nombreuses idées ont pu émerger et où de toutes nouvelles sculptures ont pu voir le jour.

Particulièrement sensible à la beauté de notre planète j’ai réalisé une collection sur l’art animalier. J’ai également commencé une collection sur les grands guerriers de l’Histoire. Je souhaite également représenter quelques peuples ethniques menacés aujourd’hui d’extinction par la mondialisation.

 C’est au travers de mon art que je souhaite pouvoir véhiculer de nombreux messages.